L’usine d’engrais organiques FOMI, qui produit depuis longtemps des engrais de haute qualité permettant d’augmenter la production agricole et de restaurer la fertilité des sols, apporte également son soutien aux chercheurs désireux de développer ou d’améliorer leurs compétences. Actuellement, l’usine reçoit des chercheurs provenant d’autres pays, ce qui témoigne des bonnes relations entre le Burundi et les nations étrangères.
Pauline WAMBUI MIGAI, chercheuse kenyane et enseignante à la Masinde Muliro University of Science and Technology, est venue mener des recherches à l’usine FOMI. Elle explique la nature et l’objectif de ses travaux :
Pauline :
« Je suis venue mener une recherche sur les engrais organiques produits à partir de déchets, des engrais pouvant aider les petits agriculteurs. J’ai amélioré mes connaissances sur la production d’engrais organiques et cherché à comprendre les défis auxquels fait face FOMI dans leur fabrication. J’ai aussi appris la qualité du fumier utilisé et les nutriments que l’on retrouve dans l’engrais. »
Elle explique que son choix s’est porté sur l’usine FOMI en raison de ses équipements modernes et performants, ainsi que de la compétence des professionnels qui y travaillent :
« J’ai choisi FOMI parce que l’usine compte des experts qui m’ont aidée dans mes travaux de recherche ; elle dispose de laboratoires modernes et bien équipés, permettant d’analyser l’impact des engrais sur les plantes. Ils m’ont beaucoup aidée. »
La chercheuse décrit également en quoi ses recherches à FOMI lui seront utiles :
« Comme je travaille sur un projet visant à étudier si les sols peuvent restaurer leur fertilité, les connaissances acquises sur la fabrication du compost me permettront de les appliquer dans mon pays afin de valoriser les déchets pour produire du compost. En tant qu’enseignante, je pourrai aussi former les populations à tirer parti de ces déchets pour produire du compost. »
Gustave Nkurunziza, membre de l’unité d’innovation de FOMI et accompagnateur scientifique de Pauline, explique comment FOMI a soutenu cette recherche et quels bénéfices l’entreprise tire de l’accueil de chercheurs :
« Elle est venue dans le cadre d’un projet mené entre le Burundi, la RDC et le Kenya, soutenu par Bio Innovate Africa, visant à promouvoir la recherche menée par les femmes dans la région d’Afrique de l’Est. Ce projet concerne la production d’un engrais organique – un Biofertilizer – obtenu grâce à des micro-organismes qui interagissent avec la plante et le sol : les bactéries fournissent de l’azote à la plante et celle-ci fournit en retour du carbone, ce que nous appelons Isobium, lequel est ensuite mélangé à des cendres de sol appelées mycolysis afin de favoriser l’absorption par la plante. Sa collaboration avec FOMI s’inscrit parfaitement dans nos activités, car FOMI produit des engrais naturels enrichis en éléments minéraux, appelés “Organo-Mineraux”. Nous avons donc besoin d’engrais naturels venant de l’élevage ou de déchets dépourvus de pesticides. Le Biofertilizer que nous tentons de développer en Afrique de l’Est s’accorde parfaitement avec ce que nous faisons à FOMI et contribuera à améliorer la qualité de nos engrais naturels. »
Pauline adresse ensuite un message aux dirigeants de FOMI :
« Je remercie sincèrement FOMI d’accueillir les personnes désireuses d’apprendre et de mener des recherches sur la fabrication d’engrais. Je remercie également toutes celles et ceux qui ont soutenu mes travaux. J’encourage FOMI à continuer à accueillir les chercheurs futurs, qu’ils viennent du pays ou de l’étranger, comme ils l’ont fait pour moi. »
Pour conclure, Gustave Nkurunziza rappelle que la recherche au sein de son unité est un processus continu. Il encourage Pauline à mettre en pratique les connaissances acquises à FOMI et, si elle le souhaite, à revenir pour approfondir ses recherches afin que les travaux scientifiques à FOMI continuent de progresser :
« Je lui ai conseillé de poursuivre avec sérieux les activités qu’elle a menées durant les trois mois passés avec nous, et de continuer à collaborer avec l’équipe de FOMI et la sienne afin de développer cette technologie. Je lui ai également conseillé qu’il serait intéressant de combiner la technologie existant ici et celle du Kenya, car nous avons tous le même objectif : développer l’agriculture au profit des agriculteurs de la région pour qu’ils puissent produire suffisamment sans trop de difficultés. L’idée est de mettre en commun nos technologies afin de développer l’Afrique de l’Est et toute la région, conformément à la vision des organisations ITRACOM Fertilizers, qui cherchent à étendre leurs domaines, leurs recherches et leurs technologies pour que chacun puisse y contribuer. »