{"id":9989,"date":"2026-09-25T11:31:53","date_gmt":"2026-09-25T09:31:53","guid":{"rendered":"https:\/\/fomi.bi\/fr\/?p=9989"},"modified":"2026-09-26T09:22:00","modified_gmt":"2026-09-26T07:22:00","slug":"sante-globale","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/fomi.bi\/fr\/2026\/09\/25\/sante-globale\/","title":{"rendered":"SANTE GLOBALE"},"content":{"rendered":"\n<p>Interconnexion et interd\u00e9pendance de la sant\u00e9 du sol, la sant\u00e9 des plantes, la<br>sant\u00e9 des animaux, la sant\u00e9 de l\u2019environnement et la sant\u00e9 de l\u2019homme.<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio\"><div class=\"wp-block-embed__wrapper\">\n<iframe title=\"SANTE GLOBALE DU 24 SEPTEMBRE 2026\" width=\"500\" height=\"281\" src=\"https:\/\/www.youtube.com\/embed\/B2-_6fjCM-E?feature=oembed\" frameborder=\"0\" allow=\"accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share\" referrerpolicy=\"strict-origin-when-cross-origin\" allowfullscreen><\/iframe>\n<\/div><\/figure>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-file\"><a id=\"wp-block-file--media-7b82d453-f8b5-4ba5-a721-c86da9417462\" href=\"https:\/\/fomi.bi\/fr\/wp-content\/uploads\/sites\/2\/2026\/09\/Sante-du-sol_Guide-IFDC_23032026.docx\">Sant\u00e9 du sol_Guide IFDC_23032026<\/a><a href=\"https:\/\/fomi.bi\/fr\/wp-content\/uploads\/sites\/2\/2026\/09\/Sante-du-sol_Guide-IFDC_23032026.docx\" class=\"wp-block-file__button wp-element-button\" download aria-describedby=\"wp-block-file--media-7b82d453-f8b5-4ba5-a721-c86da9417462\">T\u00e9l\u00e9charger<\/a><\/div>\n\n\n\n<div data-wp-interactive=\"core\/file\" class=\"wp-block-file\"><object data-wp-bind--hidden=\"!state.hasPdfPreview\" hidden class=\"wp-block-file__embed\" data=\"https:\/\/fomi.bi\/fr\/wp-content\/uploads\/sites\/2\/2026\/09\/Sante-du-sol_Guide-IFDC_23032026.pdf\" type=\"application\/pdf\" style=\"width:100%;height:600px\" aria-label=\"Contenu embarqu\u00e9 Sant\u00e9 du sol_Guide IFDC_23032026.\"><\/object><a id=\"wp-block-file--media-b726d3fd-6505-4193-a4c6-ce907fc0db9c\" href=\"https:\/\/fomi.bi\/fr\/wp-content\/uploads\/sites\/2\/2026\/09\/Sante-du-sol_Guide-IFDC_23032026.pdf\">Sant\u00e9 du sol_Guide IFDC_23032026<\/a><a href=\"https:\/\/fomi.bi\/fr\/wp-content\/uploads\/sites\/2\/2026\/09\/Sante-du-sol_Guide-IFDC_23032026.pdf\" class=\"wp-block-file__button wp-element-button\" download aria-describedby=\"wp-block-file--media-b726d3fd-6505-4193-a4c6-ce907fc0db9c\">T\u00e9l\u00e9charger<\/a><\/div>\n\n\n\n<p>PLAIDOYER POUR UNE GESTION INTEGREE, RESPONSABLE, RATIONNELLE ET DURABLE DES SOLS ACIDES DES HAUTES COLLINES ET PLATEAUX DU BURUNDI<\/p>\n\n\n\n<p>A. DE LA COMPLEXITE DU SOL<\/p>\n\n\n\n<p>Le sol est un milieu vivant, qui na\u00eet, cro\u00eet, m\u00fbrit et meurt, comme l\u2019homme, l\u2019animal ou la plante, en parfait accord avec l\u2019adage Kirundi qui dit \u201cIgitanguye kirahera\u2019\u2019 (Figure 1 voir <a href=\"https:\/\/fomi.bi\/fr\/wp-content\/uploads\/sites\/2\/2026\/09\/Sante-du-sol_Guide-IFDC_23032026.pdf\">https:\/\/fomi.bi\/fr\/wp-content\/uploads\/sites\/2\/2026\/09\/Sante-du-sol_Guide-IFDC_23032026.pdf<\/a>). <br>Il na\u00eet de l\u2019alt\u00e9ration de la roche (de bas en haut) et son interaction avec la mati\u00e8re organique du sol, issue de la d\u00e9composition, et de l\u2019accumulation (de haut en bas) des mati\u00e8res organiques, v\u00e9g\u00e9tales et animales (Figures 1 et 2 voir voir <a href=\"https:\/\/fomi.bi\/fr\/wp-content\/uploads\/sites\/2\/2026\/09\/Sante-du-sol_Guide-IFDC_23032026.pdf\">https:\/\/fomi.bi\/fr\/wp-content\/uploads\/sites\/2\/2026\/09\/Sante-du-sol_Guide-IFDC_23032026.pdf<\/a>). Cette interaction entre le min\u00e9ral et l\u2019organique organise le sol en couches homog\u00e8nes, stratifi\u00e9es et dynamiques, dans l\u2019espace et dans le temps, que les p\u00e9dologues appellent horizons.<br>En conditions tropicales humides, comme le Burundi, les initi\u00e9s avancent une vitesse moyenne de croissance du sol de 1 cm tous les 60 ans. Autrement dit, sur base de cette hypoth\u00e8se, un sol de 15 cm de profondeur (2.000 T de sol\/ha, avec une densit\u00e9 apparente de 1 325 kg\/m3 de sol) n\u00e9cessite 1 200 ans pour atteindre sa maturit\u00e9, toutes autres choses \u00e9tant \u00e9gales par ailleurs. Avec des pertes de 100 \u00e0 200 T\/ha\/an souvent observ\u00e9es au Burundi, ce capital sol accumul\u00e9 pendant des ann\u00e9es dispara\u00eet en 10-20 ans, si le sol n\u2019est pas prot\u00e9g\u00e9!!<br>A sa maturit\u00e9, en zones intertropicales humides, le sol est stratifi\u00e9\/articul\u00e9 (comme le corps de l\u2019homme) en trois horizons: i) Un horizon A organique de surface (la t\u00eate), de couleur caract\u00e9ristique sombre\/noire; ii) Un horizon C min\u00e9ral de profondeur (les pieds) de couleur grise\/claire et iii) Un horizon B organo-min\u00e9ral interm\u00e9diaire (le ventre) entre les horizons A et C, de couleur rouge\u00e2tre, \u00e0 concentrations \u00e9lev\u00e9es en Aluminium (Al) et en Fer (Fe). D\u2019o\u00f9 l\u2019appellation de sols rouges tropicaux ou sols ferrallitiques, attribu\u00e9e \u00e0 ces sols par les scientifiques du sol.<br>La figure 2 ci-dessous illustre cette articulation d\u2019un sol m\u00fbr et bien d\u00e9velopp\u00e9. En t\u00eate, se trouve l\u2019horizon A organique (de front), l\u2019horizon le plus expos\u00e9 et le plus vuln\u00e9rable aux al\u00e9as environnementaux (\u00e9rosion, inondations) et anthropiques (feux, d\u00e9forestation, surexploitation des terres, exportations des r\u00e9sidus de r\u00e9colte). En position de bouclier du sol est la couverture v\u00e9g\u00e9tale, laquelle, quand absente, expose le sol, particuli\u00e8rement l\u2019horizon de surface aux facteurs de d\u00e9gradation de tous genres.<br>L\u2019horizon A organique est aussi l\u2019horizon qui abrite la grande majorit\u00e9 de la vie microbienne du sol, dont l\u2019essentiel joue un r\u00f4le important dans la sant\u00e9 des sols et la croissance des plantes. C\u2019est ce m\u00eame horizon A organique de surface dans lequel se d\u00e9veloppe la majeure partie du syst\u00e8me racinaire des plantes qui y puisent l\u2019eau et les \u00e9l\u00e9ments nutritifs dont elles ont besoin, en particulier les cultures vivri\u00e8res saisonni\u00e8res.<\/p>\n\n\n\n<p>Figure 2. Structure d\u2019un profil de sol \u201cm\u00fbr\u2019\u2019 vivant organis\u00e9 en horizons identifiables<br>C\u2019est acquis et reconnu, le sol est un milieu hybride, organo-min\u00e9ral, dans sa nature, sa structure et son fonctionnement physique, chimique et biologique. Il est poreux et doit \u00eatre poreux. Pour permettre les \u00e9changes d\u2019\u00e9nergie (temp\u00e9rature, chaleur) et de mati\u00e8res (CO2, O2, H2O, Nutriments) entre les horizons du sol d\u2019une part, et entre le sol et son environnement, d\u2019autre part.<br>Cette caract\u00e9ristique physique essentielle du sol, qu\u2019est sa porosit\u00e9 est contr\u00f4l\u00e9e, par la mati\u00e8re organique du sol (horizon A), en association avec les cations basiques, comme le Ca2+ et le Mg2+ (la dolomie en somme), \u00e0 travers la formation de la structure du sol.<br>Pour faire bref, la mati\u00e8re organique du sol, qui s\u2019identifie \u00e0 l\u2019horizon organique A de surface est associ\u00e9e \u00e0 de nombreux param\u00e8tres indicateurs de la qualit\u00e9 du sol, de la sant\u00e9 du sol. Tout compte fait.<br>Ci-apr\u00e8s un inventaire, non exhaustif des b\u00e9n\u00e9fices physiques, chimiques et biologiques, que conf\u00e8re au sol l\u2019horizon A, organique.<\/p>\n\n\n\n<ol class=\"wp-block-list\">\n<li>Constituant cl\u00e9 du complexe argilo-humique responsable de la structure, la porosit\u00e9, la perm\u00e9abilit\u00e9 et l\u2019a\u00e9ration du sol<\/li>\n\n\n\n<li>R\u00e9servoir d\u2019\u00e9l\u00e9ments nutritifs des plantes<\/li>\n\n\n\n<li>Contr\u00f4le le pouvoir tampon du sol (r\u00e9sistance au changement du pH)<\/li>\n\n\n\n<li>Une des deux sources de la Capacit\u00e9 d\u2019Echange Cationique (CEC)<\/li>\n\n\n\n<li>R\u00e9gulateur de l\u2019absorption des produits\/compos\u00e9s chimiques (engrais min\u00e9raux, pesticides)<\/li>\n\n\n\n<li>Une surface sp\u00e9cifique \u00e9lev\u00e9e (9 x 105 m\u00b2\/kg) pour la r\u00e9tention de l\u2019eau et des nutriments<\/li>\n\n\n\n<li>Ameublissement et d\u00e9compactage du sol<\/li>\n\n\n\n<li>Capacit\u00e9 de r\u00e9tention en eau \u00e9lev\u00e9e : 4-5 fois plus \u00e9lev\u00e9e que les min\u00e9raux argileux<\/li>\n\n\n\n<li>Source de Carbone et d\u2019\u00e9nergie pour les microorganismes et les petits animaux du sol<\/li>\n\n\n\n<li>La mati\u00e8re organique augmente la disponibilit\u00e9 du P assimilable par les plantes<\/li>\n\n\n\n<li>Elle optimise l\u2019utilisation des engrais (Figure 8) et autres produits (pesticides, herbicides) chimiques<\/li>\n\n\n\n<li>La mati\u00e8re organique du sol (humus) r\u00e9gule et stabilise la temp\u00e9rature du sol (r\u00e9duction des effets chocs des changements climatiques)<\/li>\n\n\n\n<li>La mati\u00e8re organique du sol r\u00e9gule les populations microbiennes du sol<\/li>\n\n\n\n<li>Elle contribue \u00e0 la d\u00e9contamination\/bio-rem\u00e9diation du sol (complexation, s\u00e9questration, d\u00e9toxification des m\u00e9taux lourds &#8211; Cd, As, Pb)<\/li>\n\n\n\n<li>Elle augmente la disponibilit\u00e9 des micro\u00e9l\u00e9ments (augmentation de leur solubilit\u00e9 et mobilit\u00e9 dans le sol)<\/li>\n\n\n\n<li>La mati\u00e8re corrige la toxicit\u00e9 li\u00e9e \u00e0 l\u2019Al et le Fe par complexation\/s\u00e9questration (chaulage biologique)<\/li>\n\n\n\n<li>C\u2019est un puissant agent de la formation du sol (p\u00e9dogen\u00e8se) par solubilisation\/alt\u00e9ration de la roche-m\u00e8re, par la production d\u2019acides organiques, de CO2 et des ions H+.<\/li>\n<\/ol>\n\n\n\n<p>Au regard de tous ces attributs de la mati\u00e8re organique du sol, de l\u2019horizon organique A du sol en particulier, il n\u2019est gu\u00e8re surprenant que tout processus, naturel ou anthropique, qui perturbe l\u2019horizon A organique, tue litt\u00e9ralement le sol.<br>En effet, c\u2019est cet horizon organique A de surface qui h\u00e9berge, \u00e0 c\u00f4t\u00e9 des racines nourrici\u00e8res des plantes, des millions et des milliards d\u2019organismes vivants, allant des microorganismes du sol (bact\u00e9ries, actinomyc\u00e8tes, champignons) aux animaux du sol (vers de terre, n\u00e9matodes, collemboles \u2026). Car, et beaucoup l\u2019ignorent, le sol est un milieu vivant de par cet horizon A organique qui h\u00e9berge cette diversit\u00e9 de vies. Et oui, le sol a une sant\u00e9, qui doit \u00eatre pr\u00e9serv\u00e9e et entretenue.<br>Les figures 3 et 4 ci-apr\u00e8s font le lien entre la sant\u00e9 du sol, consid\u00e9r\u00e9e comme une pi\u00e8ce centrale de la sant\u00e9 globale, une terminologie en vogue que les Anglophones traduisent en \u201cOne Health\u2019\u2019.<br>Permettez en passant de d\u00e9finir ce nouveau courant de pens\u00e9e, qu\u2019est la sant\u00e9 globale (la sant\u00e9 unique, une seule sant\u00e9). La sant\u00e9 globale ou unique est une vision globale qui consid\u00e8re que l\u2019on ne peut pas prot\u00e9ger la sant\u00e9 humaine sans pr\u00e9server la sant\u00e9 des animaux et de leur environnement (eau, air, sols, plantes), et vice-versa. C\u2019est une approche int\u00e9gr\u00e9e qui reconna\u00eet et met en avant l\u2019interd\u00e9pendance de la sant\u00e9 humaine, de la sant\u00e9 animale, de la sant\u00e9 des v\u00e9g\u00e9taux et de la sant\u00e9 des \u00e9cosyst\u00e8mes (eau, air, sols), appelant une collaboration multidisciplinaire (m\u00e9decine humaine, m\u00e9decine v\u00e9t\u00e9rinaire, \u00e9cologie, agronomie, nutrition, socio-\u00e9conomie, recherche, gouvernance, soci\u00e9t\u00e9 civile).<br>A noter aussi que la sant\u00e9 du sol (Figure 3) est elle-m\u00eame structur\u00e9e en trois composantes interconnect\u00e9es et interd\u00e9pendantes : la sant\u00e9 biologique, la sant\u00e9 chimique et la sant\u00e9 physique.<\/p>\n\n\n\n<p>Figure 3. Interconnexion et interd\u00e9pendance des trois composantes de la sant\u00e9 du sol: la sant\u00e9 biologique, la sant\u00e9 chimique et la sant\u00e9 physique(voir: voir <a href=\"https:\/\/fomi.bi\/fr\/wp-content\/uploads\/sites\/2\/2026\/09\/Sante-du-sol_Guide-IFDC_23032026.pdf\">https:\/\/fomi.bi\/fr\/wp-content\/uploads\/sites\/2\/2026\/09\/Sante-du-sol_Guide-IFDC_23032026.pdf<\/a>.)<br>Nul ne devrait \u00eatre surpris si nous avancions la th\u00e9orie, plut\u00f4t une certitude, une \u00e9vidence, qu\u2019au centre de la sant\u00e9 globale, en position directrice se retrouve la sant\u00e9 du sol!!<br>C\u2019est ce que repr\u00e9sente si bien la figure 4 ci-apr\u00e8s.<\/p>\n\n\n\n<p>Figure 4. Interconnexion et interd\u00e9pendance de la sant\u00e9 du sol, la sant\u00e9 des plantes, la sant\u00e9 des animaux, la sant\u00e9 de l\u2019environnement et la sant\u00e9 de l\u2019homme(voir voir <a href=\"https:\/\/fomi.bi\/fr\/wp-content\/uploads\/sites\/2\/2026\/09\/Sante-du-sol_Guide-IFDC_23032026.pdf\">https:\/\/fomi.bi\/fr\/wp-content\/uploads\/sites\/2\/2026\/09\/Sante-du-sol_Guide-IFDC_23032026.pdf<\/a>).<br>En effet, et de toute \u00e9vidence:<br>i) Que serait la sant\u00e9 des plantes sans la sant\u00e9 du sol?<br>ii) Que serait la sant\u00e9 des animaux sans la sant\u00e9 du sol?<br>iii) Que serait la sant\u00e9 de l\u2019environnement sans la sant\u00e9 du sol ?<br>iv) Que serait la sant\u00e9 de l\u2019homme, sans la sant\u00e9 des animaux, la sant\u00e9 des plantes et la sant\u00e9 de l\u2019environnement, toutes les quatre \u201csant\u00e9s\u2019\u2019 \u00e9tant reconnues d\u00e9pendantes de la sant\u00e9 du sol.<\/p>\n\n\n\n<p>En un mot, et tout simplement dit, la sant\u00e9 du sol sous ses trois dimensions (physiques, chimiques et biologiques) est la FORCE MOTRICE de la sant\u00e9 des plantes, la sant\u00e9 des animaux, la sant\u00e9 de l\u2019environnement, et, au bout du compte la sant\u00e9 de l\u2019homme.<br>Autrement dit, tout processus, f\u00fbt-il naturel ou g\u00e9n\u00e9r\u00e9 par l\u2019homme, qui perturbe la sant\u00e9 du sol engendre une d\u00e9gradation cons\u00e9quente de la sant\u00e9 des plantes, la sant\u00e9 des animaux, la sant\u00e9 de l\u2019environnement et la sant\u00e9 de l\u2019homme. Un effet boule de neige!!<br>Plus encore, souvenons-nous que la sant\u00e9 du sol est associ\u00e9e \u00e0 sa composante organique, \u00e0 l\u2019horizon A organique du sol, \u00e0 la mati\u00e8re organique du sol, qui h\u00e9berge une large diversit\u00e9 d\u2019\u00eatres vivants du sol, ainsi que les racines nourrici\u00e8res des plantes.<br>Nous pla\u00e7ons ainsi la mati\u00e8re organique du sol au centre de plusieurs mondes: le monde du sol, le monde des plantes, le monde animal, le monde environnemental et le monde humain.<br>Partant, tout processus qui perturbe l\u2019horizon A organique du sol perturbe automatiquement la sant\u00e9 du sol et toute la sant\u00e9 globale\/unique, c\u2019est \u00e0 dire la sant\u00e9 des plantes, la sant\u00e9 des animaux, la sant\u00e9 de l\u2019environnement et la sant\u00e9 de l\u2019homme.<br>Et quels sont les facteurs de d\u00e9gradation du sol et de son horizon organique A, avec de si graves cons\u00e9quences \u00e9daphiques, v\u00e9g\u00e9tales, animales, environnementales autant qu\u2019humaines?<br>B. DES FACTEURS DE DEGRADATION DU SOL<br>Les sp\u00e9cialistes de la gestion r\u00e9siliente et durable du sol s\u2019accordent sur un principe: la couverture v\u00e9g\u00e9tale, morte (paillis) ou vivante est la solution ultime contre la d\u00e9gradation du sol. Elle constitue le bouclier protecteur du sol, \u00e0 commencer par l\u2019horizon A organique de surface, qui conf\u00e8re la vie et la sant\u00e9 au reste du sol. Ce principe est confirm\u00e9 par les travaux sur l\u2019\u00e9rosion hydrique du sol men\u00e9s depuis 40 ans au Burundi (Figure 7).<\/p>\n\n\n\n<p>Les facteurs qui d\u00e9gradent l\u2019horizon A organique sont entre autres les feux (Photo 1), la d\u00e9forestation, la surexploitation, la culture continue (pas de jach\u00e8re) des terres, les exportations des r\u00e9sidus de r\u00e9colte, et le processus d\u2019\u00e9rosion qui en d\u00e9coule.<\/p>\n\n\n\n<p>Photo 1. Destruction de la couverture v\u00e9g\u00e9tale du sol par les feux<br>La destruction du manchon (bouclier) v\u00e9g\u00e9tal protecteur du sol d\u00e9clenche un processus d\u2019\u00e9rosion hydrique (zones tropicales humides, comme le Burundi) qui d\u00e9bute par la d\u00e9structuration du sol par l\u2019impact\/\u00e9nergie cin\u00e9tique des gouttes de pluies sur un sol nu. La cons\u00e9quence imm\u00e9diate est la perte d\u2019agr\u00e9gation du sol (Photo 2) suivie de la perte des propri\u00e9t\u00e9s physiques, chimiques et biologiques par ruissellement.<\/p>\n\n\n\n<p>Photo 2. Impact de l\u2019\u00e9nergie de gouttes de pluies sur un sol d\u00e9nud\u00e9 d\u00e9clencheur de l\u2019\u00e9rosion du sol et de la destruction de sa structure<br>Un autre facteur important de d\u00e9gradation du sol est l\u2019exportation des \u00e9l\u00e9ments nutritifs par les r\u00e9coltes et les r\u00e9sidus de r\u00e9colte. En vertu de la loi de restitution (Nsubiza aho unkuye), ils devraient \u00eatre retourn\u00e9s au sol, m\u00eame si celui-ci est prot\u00e9g\u00e9 contre l\u2019\u00e9rosion.<br>Cette pratique conservatrice de restitution de la fertilit\u00e9 des sols n\u2019est pas syst\u00e9matiquement pratiqu\u00e9e, alors qu\u2019elle permettrait la reconstitution de la mati\u00e8re organique du sol et la recharge en \u00e9l\u00e9ments nutritifs (recyclage). Les cas les plus apparents du non-respect de la loi de la restitution est l\u2019utilisation des feuilles et troncs de bananier pour le paillage du caf\u00e9, ou l\u2019utilisation des feuilles de bananier et la paille de bl\u00e9 pour la toiture des maisons traditionnelles.<br>C. DES CONSEQUENCES DE LA DEGRADATION DU SOL<br>Nombreuses sont les cons\u00e9quences de la d\u00e9gradation du sol par \u00e9rosion hydrique, en particulier. Elles sont entre autres dues \u00e0 la perte de la structure du sol (Photo 2), la perte de la porosit\u00e9, l\u2019infiltration, la perm\u00e9abilit\u00e9 et l\u2019a\u00e9ration du sol.<br>Au-del\u00e0 de ces cons\u00e9quences physiques, nous devons nous rappeler que cet effet \u00e9rosif des gouttes de pluies est concentr\u00e9 d\u2019abord et avant tout sur l\u2019horizon A organique de surface. Plus grave, cet effet \u00e9rosif des gouttes de pluie sur un sol non prot\u00e9g\u00e9 an\u00e9antit tout de go les nombreux (17) b\u00e9n\u00e9fices, physiques, chimiques et biologiques de la mati\u00e8re organique \u00e9num\u00e9r\u00e9s plus haut dans la pr\u00e9sente note.<br>En conformit\u00e9 avec la figure 1 qui illustre le cycle de vie d\u2019un sol (comme de tout \u00eatre vivant), l\u2019un des effets visibles de l\u2019\u00e9rosion hydrique est la disparition des horizons superficiels du sol, l\u2019horizon A organique d\u2019abord, car il est plus expos\u00e9 aux al\u00e9as, suivi de l\u2019horizon B organo-min\u00e9ral. Ce sont justement ces deux horizons qui, de par leurs caract\u00e8res organiques, incarnent la sant\u00e9 du sol. Reste l\u2019horizon mineral C, sans vie. Le sol est ainsi mort (Photo 3).<\/p>\n\n\n\n<p>Photo 3. Illustration de la phase finale de l\u2019\u00e9rosion hydrique: la pierre a \u201cpouss\u00e9\u201d!<br>La communaut\u00e9 rurale burundaise est consciente de ce ph\u00e9nom\u00e8ne. Elle constate que la pierre (le min\u00e9ral) a pouss\u00e9 (Ibuye ryakuze), cons\u00e9cutivement \u00e0 l\u2019\u00e9rosion hydrique! Plus de sant\u00e9 du sol, et sont dans la foul\u00e9e affect\u00e9es, la sant\u00e9 des plantes, la sant\u00e9 des animaux, la sant\u00e9 environnementale et la sant\u00e9 de l\u2019homme: l\u2019ins\u00e9curit\u00e9 alimentaire et nutritionnelle. A l\u2019origine de toute cette cha\u00eene de d\u00e9gradation, l\u2019\u00e9rosion hydrique.<br>L\u2019autre effet visible de l\u2019\u00e9rosion hydrique des sols est la pollution des eaux de surface, des rivi\u00e8res (Photo 4) et des lacs (d\u00e9gradation de la sant\u00e9 environnementale). Toutes les rivi\u00e8res qui coulent \u00e0 travers le pays montrent tout au long de l\u2019ann\u00e9e l\u2019aspect d\u00e9solant de la photo 4 ci-dessous.<br>Au-del\u00e0 de l\u2019insalubrit\u00e9 de ces nombreux cours d\u2019eau, l\u2019on ne peut s\u2019imaginer combien de tonnes de terres agricoles, combien de tonnes de nutriments (engrais) pour les plantes sont quotidiennement charri\u00e9es hors des parcelles agricoles paysannes, polluant dans le processus le lac Tanganyika, au moment o\u00f9 l\u2019Egypte en profite \u00e0 travers le Nil !!.<br>Un souci subsidiaire, sans m\u00eame aborder les aspects de sant\u00e9s diverses abord\u00e9s plus haut, quel est le manque \u00e0 gagner financier associ\u00e9 \u00e0 ces \u00e9normes pertes en terre et en nutriments cons\u00e9cutives \u00e0 l\u2019\u00e9rosion hydrique. Quel serait le co\u00fbt de l\u2019inaction vis \u00e0 vis de l\u2019\u00e9rosion hydrique? D\u2019avis que ce serait une int\u00e9ressante \u00e9tude socio-\u00e9conomique \u00e0 mener.<\/p>\n\n\n\n<p>Photo 4. Effet de l\u2019\u00e9rosion hydrique sur la qualit\u00e9\/aspect de l\u2019eau des rivi\u00e8res.<br>Plus subtiles sont les cons\u00e9quences de l\u2019\u00e9rosion sur la sant\u00e9 chimique du sol. Les travaux men\u00e9s dans les r\u00e9gions naturelles du Mumirwa (ISABU), Kirimiro (IRAZ), Mugamba Nord (FABI\/VLIR-UOS\/IFDC) et Buyenzi (FABI\/VLIR-UOS\/IFDC) ont d\u00e9montr\u00e9 que l\u2019\u00e9rosion hydrique est un processus acidifiant du sol. Ces travaux ont \u00e9t\u00e9 consign\u00e9s dans le Forum sur l\u2019Erosion Hydrique Au Burundi (2024).<br>De fait, l\u2019\u00e9rosion hydrique est chimiquement s\u00e9lective. Elle emporte pr\u00e9f\u00e9rentiellement les cations basiques, le Ca2+ et le Mg2+, c\u2019est \u00e0 dire la dolomie, laissant derri\u00e8re dans le sol, les cations acides, l\u2019Al3+ et le Fe3+, synonymes d\u2019acidification du sol. Il existe un effet corr\u00e9latif entre le pH du sol et la toxicit\u00e9 Al: plus faible est le pH, plus \u00e9lev\u00e9 est la concentration de l\u2019Al dans le sol. Dans l\u2019intervalle de pH=4-5,5, que l\u2019on retrouve dans 2\/3 des sols du Burundi (Carte 1), c\u2019est Al3+ et ses ions hydroxyles associ\u00e9s [Al(OH)2+, Al(OH)2+] qui contr\u00f4lent le pH et l\u2019acidit\u00e9 du sol. Nous devons ici pr\u00e9ciser que tous les sols du Burundi ne sont pas acides, \u00e0 l\u2019exemple des sols de la plaine de l\u2019Imbo et du Bugesera \u00e0 tendance alcaline ou neutre.<br>Cette toxicit\u00e9 Al s\u2019accompagne de fortes d\u00e9ficiences en \u00e9l\u00e9ments nutritifs des plantes (Figure 5), doubl\u00e9es d\u2019une faible capacit\u00e9 d\u2019absorption d\u2019\u00e9l\u00e9ments disponibles (Tableau 1), en raison de l\u2019effet inhibiteur de la toxicit\u00e9 Al sur la croissance racinaire et la formation des poils absorbants. La figure 6 en \u00e9num\u00e8re les cons\u00e9quences, qui sont: r\u00e9duction de l\u2019absorption des nutriments, r\u00e9duction de la fixation biologique de l\u2019azote atmosph\u00e9rique, r\u00e9duction de la profondeur d\u2019enracinement (assiette racinaire), faible acc\u00e8s aux nutriments contenus dans les horizons de profondeur, risques \u00e9lev\u00e9s de pertes par lessivage, risques \u00e9lev\u00e9s de stress hydrique pendant les p\u00e9riodes de faible pluviom\u00e9trie.<\/p>\n\n\n\n<p>Tableau 1. Effet du pH sur l\u2019absorption de N, P et K.<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-table\"><table class=\"has-fixed-layout\"><tbody><tr><td>pH<strong><br><\/strong> <\/td><td>%N absorb\u00e9<\/td><td>%P absorb\u00e9<\/td><td>%K absorb\u00e9<\/td><\/tr><tr><td>4,5<\/td><td>30<\/td><td>23<\/td><td>33<\/td><\/tr><tr><td>5,0<\/td><td>53<\/td><td>34<\/td><td>52<\/td><\/tr><tr><td>5,5<\/td><td>77<\/td><td>46<\/td><td>77<\/td><\/tr><tr><td>6,0<\/td><td>89<\/td><td>52<\/td><td>100<\/td><\/tr><tr><td>7,0<\/td><td>100<\/td><td>100<\/td><td>100<\/td><\/tr><\/tbody><\/table><\/figure>\n\n\n\n<p><\/p>\n\n\n\n<p>Le tableau 1 ci-dessus nous renseigne que la force acidit\u00e9 des sols limite drastiquement l\u2019absorption de N, P, K. Ainsi, au pH = 4,5, tr\u00e8s courant dans les sols des hautes collines et plateaux du Burundi (Carte 1), seulement 30 % de N, 23 % de P et 33 % de K appliqu\u00e9s au sol \u00e0 travers les fertilisants sont effectivement absorb\u00e9s par la plante. C\u2019est \u00e0 dire que sur 100 kg de N, P et K appliqu\u00e9s \u00e0 un sol de pH=4,5, 70 kg de N, 77 kg de P et 67 kg de K ne sont pas valoris\u00e9s pour la croissance des plantes et la production agricole. La question fondamentale qui se pose: o\u00f9 vont toutes ces quantit\u00e9s?<br>La seule r\u00e9ponse possible: Alimenter et polluer les eaux des rivi\u00e8res (Photo 4) et des lacs. Entre-temps, l\u2019agriculteur s\u2019appauvrit, alors que la seule application de la dolomie am\u00e9liorerait notablement la rentabilisation des fertilisants, comme l\u2019illustre le tableau 1 ci-haut. De fait, appliquer la dolomie augmente le pH du sol (Figure 5) et l\u2019absorption des nutriments.<br>A l\u2019exemple de la carte 1 ci-dessous, des outils cartographiques montrant l\u2019\u00e9tat de la fertilit\u00e9, ou mieux de l\u2019infertilit\u00e9 des sols des hautes collines et plateaux du Burundi ont \u00e9t\u00e9 largement diffus\u00e9s \u00e0 toutes les structures techniques et administratives du pays, dans le souci de leur conscientisation sur les effets n\u00e9gatifs de l\u2019acidification des sols sur la sant\u00e9 des sols.<br>Et de fait, ils sont tr\u00e8s nombreux ces effets n\u00e9gatifs de l\u2019acidit\u00e9 des sols sur la sant\u00e9 du sol, la sant\u00e9 et la nutrition des plantes, base de l\u2019alimentation des animaux et des humains.<br>Nous en avons d\u00e9nombr\u00e9 une vingtaine:<\/p>\n\n\n\n<ol class=\"wp-block-list\">\n<li>D\u00e9ficience\/Faible disponibilit\u00e9 en \u00e9l\u00e9ments nutritifs (10) : N, P, K, S, Ca, Mg, Mo, B, Cu, Zn (Figure 5)<\/li>\n\n\n\n<li>Toxicit\u00e9 (3) : Al, Mn, Fe<\/li>\n\n\n\n<li>Faible capacit\u00e9\/r\u00e9tention cationique (CEC\/CRC)<\/li>\n\n\n\n<li>Faible optimisation des engrais chimiques<\/li>\n\n\n\n<li>Pertes d\u2019\u00e9l\u00e9ments nutritifs par lessivage (mouvement vertical descendant)<\/li>\n\n\n\n<li>Augmentation des risques de contamination aux m\u00e9taux lourds (risques de cancer) : Arsenic (As), Mercure (Hg), Plomb (Pb), Cadmium (Cd).<\/li>\n\n\n\n<li>Destruction de la structure du sol<\/li>\n\n\n\n<li>Faible porosit\u00e9 du sol<\/li>\n\n\n\n<li>Faible infiltration et perm\u00e9abilit\u00e9 du sol (ruissellement-\u00e9rosion \u00e9lev\u00e9s)<\/li>\n\n\n\n<li>Faible r\u00e9tention en eau du sol<\/li>\n\n\n\n<li>Augmentation des risques de stress hydrique pendant les p\u00e9riodes de faible pluviom\u00e9trie<\/li>\n\n\n\n<li>Faible activit\u00e9 microbienne et perte de biodiversit\u00e9<\/li>\n\n\n\n<li>Faible d\u00e9composition de la mati\u00e8re organique appliqu\u00e9e (fumier, compost)<\/li>\n\n\n\n<li>Pas de fixation biologique de l\u2019azote atmosph\u00e9rique (N2)<\/li>\n\n\n\n<li>Inhibition de la croissance racinaire et des poils absorbants et ses cons\u00e9quences (Figure 6)<\/li>\n\n\n\n<li>R\u00e9duction de la profondeur d\u2019enracinement (volume\/assiette racinaire)<\/li>\n\n\n\n<li>Faible production agricole quantitative (rendement)<\/li>\n\n\n\n<li>Faible valeur nutritionnelle de la production agricole<\/li>\n\n\n\n<li>Faible valeur agronomique\/fertilisante du fumier animal et du compost<\/li>\n\n\n\n<li>Faible production quantitative et qualitative des productions animales (lait, viande) Carte 1. Illustration de la forte acidit\u00e9 des sols au Burundi (ISABU\/IFDC, 2021)<\/li>\n<\/ol>\n\n\n\n<p>Figure 5. D\u00e9ficience\/Faible disponibilit\u00e9 en \u00e9l\u00e9ments nutritifs dans les sols \u00e0 pH acides (pH \u2264 5,5), comme au Burundi.<\/p>\n\n\n\n<p>Figure 6. Inhibition de la croissance racinaire, de l\u2019absorption de l\u2019eau et des nutriments par l\u2019acidit\u00e9 du sol (toxicit\u00e9 Al).<br>\u2003<br>D. DES APPROCHES DE GESTION DU SOL ET DE LA REGENERATION DE SA SANTE<br>Sans aucun doute possible, l\u2019\u00e9rosion hydrique contribue significativement \u00e0 l\u2019acidification des sols. Ceci a \u00e9t\u00e9 d\u00e9montr\u00e9 par les travaux men\u00e9s par la FABI\/UB (Tableau 2) sur financement successifs des projets VLIR\/UOS et IFDC\/PAGRIS dans les zones dens\u00e9ment peupl\u00e9es du Nord du pays (Gashikanwa et Matongo).<br>Tableau 2. Equivalents engrais et amendements (kg\/ha\/an) perdus dans des parcelles am\u00e9nag\u00e9es et non am\u00e9nag\u00e9es \u00e0 Gashikanwa (site exp\u00e9rimental FABI\/VLIR\/UOS).<br>Traitement de LAE DAP KCl CaCO3 MgCO3<br>Parcelle prot\u00e9g\u00e9e 1,8 5,4 35,1 1,7<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\">Parcelle non prot\u00e9g\u00e9e (T\u00e9moin) 17,5 50,3 121,7 29,7<\/h2>\n\n\n\n<p>Manque \u00e0 gagner (kg\/ha\/an) 15,7 44,9 86,6 28<\/p>\n\n\n\n<p>Un certain nombre de le\u00e7ons et observations peuvent \u00eatre tir\u00e9es des statistiques illustr\u00e9es dans le tableau 2.<\/p>\n\n\n\n<ol class=\"wp-block-list\">\n<li>L\u2019adoption de la lutte anti\u00e9rosive permet de r\u00e9duire significativement les pertes en nutriments.<\/li>\n\n\n\n<li>Cependant, la parcelle dite \u2018prot\u00e9g\u00e9e\u2019 n\u2019est pas enti\u00e8rement prot\u00e9g\u00e9e contre les pertes en terre et en nutriments. Tel que mis en \u00e9vidence dans le tableau 2, le foss\u00e9 anti\u00e9rosif m\u00eame renforc\u00e9 n\u2019est pas 100 % efficace.<\/li>\n\n\n\n<li>Dans tous les cas, ne pas prot\u00e9ger engendre un manque \u00e0 gagner \u00e9norme en nutriments et en amendements (acidification).<\/li>\n\n\n\n<li>La le\u00e7on principale: Vaut beaucoup mieux pr\u00e9venir que gu\u00e9rir. Prot\u00e9ger. Prot\u00e9ger le sol.<\/li>\n<\/ol>\n\n\n\n<p>Et maintenant la question dilemme: Faut-il continuer \u00e0 subventionner en engrais et en dolomie les agriculteurs n\u2019ayant pas prot\u00e9g\u00e9 leurs parcelles agricoles contre l\u2019\u00e9rosion? Une question ambivalente en effet. D\u2019un autre niveau politique.<br>D\u2019avis g\u00e9n\u00e9ral, et tous les scientifiques du sol s\u2019y accordent, la meilleure approche de lutte contre l\u2019\u00e9rosion hydrique au Burundi et ailleurs est la couverture v\u00e9g\u00e9tale, vivante ou morte (paillage). La figure 7 tir\u00e9e des travaux effectu\u00e9s au Burundi liste les techniques test\u00e9es avec leurs r\u00e9sultats en pertes en terre. Les techniques les plus efficaces sont effectivement les techniques dites biologiques dont le paillage (Photo 7), et la bananeraie.<br>Les haies mixtes herbac\u00e9es et arbustives, le paillage et la bananeraie am\u00e9nag\u00e9e (techniques biologiques) r\u00e9duisent les pertes en terres \u00e0 moins de 12,7 T\/ha\/an, qui correspondent \u00e0 la norme propos\u00e9e par la FAO pour des pertes en terre \u201cacceptables\u201d. A l\u2019oppos\u00e9, les cultures sarcl\u00e9es ou butt\u00e9es engendrent des pertes en terre 3 \u00e0 6 fois plus \u00e9lev\u00e9es que la norme FAO.<br>Pires, aux alignements de pierre (200 T\/ha\/an) dans le Mumirwa et aux foss\u00e9s anti\u00e9rosifs aussi dans le Mumirwa (90 T\/ha\/an) sont associ\u00e9s d\u2019\u00e9normes pertes en terre. C\u2019est pour cette raison que le foss\u00e9 anti\u00e9rosif n\u2019est pas recommand\u00e9 dans cette r\u00e9gion naturelle du Mumirwa, aux fortes pentes et \u00e0 la g\u00e9ologie fragile. Par ce qu\u2019il peut donner lieu aux \u00e9boulements et aux glissements de terrain. Cependant, cette structure physique (foss\u00e9 anti\u00e9rosif) est efficace ailleurs, par exemple \u00e0 Gashikanwa (6,8 T\/ha\/an), dans un contexte g\u00e9ologique plus stable.<br>Efficaces contre l\u2019\u00e9rosion hydrique certes, les techniques biologiques sont cependant difficilement reproductibles \u00e0 large \u00e9chelle, par manque de biomasse suffisante. C\u2019est cette limitation qui fait que la technique de lutte anti\u00e9rosive la plus vulgaris\u00e9e au Burundi est le foss\u00e9 anti\u00e9rosif renforc\u00e9 en amont par des haies v\u00e9g\u00e9tales mixtes (Figure 8), m\u00eame si, comme avanc\u00e9 ci-haut, elles ne sont pas efficaces dans certaines conditions agro-p\u00e9do-g\u00e9ologiques, comme le Mumirwa.<\/p>\n\n\n\n<p>Photo 7. Technique de paillage appliqu\u00e9e \u00e0 une association ma\u00efs-haricot<\/p>\n\n\n\n<p>Pour une meilleure adoption des techniques de lutte anti-\u00e9rosive, quatre crit\u00e8res doivent \u00eatre remplis:<\/p>\n\n\n\n<ol class=\"wp-block-list\">\n<li>Efficacit\u00e9<\/li>\n\n\n\n<li>Productivit\u00e9 (\u00e9conomique)<\/li>\n\n\n\n<li>Durabilit\u00e9<\/li>\n\n\n\n<li>Reproductivit\u00e9 et facilit\u00e9 de mise en \u0153uvre et de suivi (entretien)<br>Dans le contexte socio-\u00e9conomique du Burundi rural avec des terres agricoles exigu\u00ebs, au-del\u00e0 de son efficacit\u00e9, toute technologie devrait g\u00e9n\u00e9rer des revenus pour une meilleure acceptabilit\u00e9. De l\u00e0, il serait logique que les foss\u00e9s anti\u00e9rosifs puissent \u00eatre valoris\u00e9s, \u00e0 une fin de production.<br>La photo 8 illustre une situation o\u00f9 le foss\u00e9 est plant\u00e9 en bananier et sert de production de compost. Cette technologie a \u00e9t\u00e9 un temps vulgaris\u00e9e dans la r\u00e9gion du Kirimiro. Avec succ\u00e8s. Elle est reproductible. A c\u00f4t\u00e9 du bananier, l\u2019on peut envisager la plantation d\u2019arbres fruitiers ou agroforestiers (Grevillea robusta avec maracoudja).<br>De la sorte, le foss\u00e9 anti\u00e9rosif ne prot\u00e8ge pas seulement le sol contre l\u2019\u00e9rosion. Il contribue \u00e0 la s\u00e9curit\u00e9 alimentaire et nutritionnelle, ainsi qu\u2019\u00e0 la g\u00e9n\u00e9ration des revenus des m\u00e9nages ruraux. D\u2019une pierre, deux coups!<\/li>\n<\/ol>\n\n\n\n<p>Photo 8. Foss\u00e9 anti\u00e9rosif renforc\u00e9 par du bananier (foss\u00e9-composti\u00e8re)<\/p>\n\n\n\n<p>E. POUR CONCLURE, QUELLE STRATEGIE RATIONNELLE ET DURABLE DE GESTION DES SOLS ACIDES DES HAUTES COLLINES ET PLATEAUX DU BURUNDI?<\/p>\n\n\n\n<p>La strat\u00e9gie rationnelle et durable de gestion des sols acides des hautes collines et plateaux du Burundi s\u2019articule autour de 7 axes d\u00e9crits par la figure 10.<br>Axe 1. Protection des sols\/Lutte anti\u00e9rosive<br>Nous avons relev\u00e9 que l\u2019\u00e9rosion hydrique contribue significativement \u00e0 l\u2019acidification des sols des hautes terres et plateaux du Burundi, car elle d\u00e9sature le sol des cations basiques (Ca2+ et Mg2+) et y concentre les cations acides (Al3+, Fe3+). Dans ces conditions, la lutte anti\u00e9rosive se pr\u00e9sente comme une op\u00e9ration pr\u00e9ventive primordiale de lutte contre l\u2019acidit\u00e9 et la toxicit\u00e9 Al et Fe du sol.<br>Se basant sur ces faits scientifiques, la strat\u00e9gie la plus rationnelle et la plus durable de gestion et de valorisation des sols acides des hautes collines et plateaux du Burundi suit l\u2019itin\u00e9raire technique d\u00e9crit par la figure 9. Celui-ci met en exergue la lutte anti\u00e9rosive (LAE) avant tout, comme pr\u00e9alable. Ainsi, la lutte contre l\u2019\u00e9rosion hydrique est, et doit \u00eatre consid\u00e9r\u00e9e une op\u00e9ration pr\u00e9ventive contre l\u2019acidification des sols. Autant l\u2019adopter, la vulgariser, l\u2019imposer m\u00eame!!<br>Par ce que les cons\u00e9quences de l\u2019\u00e9rosion hydrique et l\u2019acidification des sols induite sont \u00e9normes sur la sant\u00e9 des sols eux-m\u00eames, et sur les 4 sant\u00e9s satellites que sont la sant\u00e9 des plantes, la sant\u00e9 des animaux, la sant\u00e9 environnementale et forc\u00e9ment la sant\u00e9 humaine (voir Figures 3 et 4).<br>Les recherches men\u00e9es par l\u2019ISABU (Mumirwa), l\u2019IRAZ (Kirimiro), la FABI\/VLIR-UOS (Buyenzi, Mugamba Nord) relay\u00e9e par la FABI\/PAGRIS ont test\u00e9 un r\u00e9pertoire de techniques de lutte contre l\u2019\u00e9rosion hydrique au Burundi (Figure 7).<\/p>\n\n\n\n<p>Figure 7. Techniques de lutte contre l\u2019\u00e9rosion hydrique exp\u00e9riment\u00e9es au Burundi<\/p>\n\n\n\n<p>Axe 2. Correction de l\u2019acidit\u00e9 des sols par application de la dolomie<br>Les recherches men\u00e9es dans la r\u00e9gion (Kenya) et au Burundi (Zege) ont d\u00e9montr\u00e9 l\u2019interaction positive entre la mati\u00e8re organique (fumier, compost) et les engrais\/amendements. En effet, dans les conditions de sols acides, \u00e0 kaolinite et \u00e0 faible capacit\u00e9 d\u2019\u00e9change cationique, la mati\u00e8re organique optimise l\u2019utilisation des engrais et de la dolomie. De l\u2019autre c\u00f4t\u00e9, la dolomie optimise \u00e9galement l\u2019utilisation de la mati\u00e8re organique et des engrais (Figure 8).<br>Axe 3. Application de la mati\u00e8re organique<br>Le raisonnement men\u00e9 dans cette note de plaidoirie a mis en avant l\u2019importance de la mati\u00e8re organique dans le fonctionnement physique, chimique et biologique du sol. Nous avons conclu que la mati\u00e8re organique du sol, l\u2019horizon A organique de surface contr\u00f4le la sant\u00e9 du sol, laquelle est interconnect\u00e9e avec la sant\u00e9 des plantes, la sant\u00e9 des animaux, la sant\u00e9 de l\u2019environnement et au bout de la cha\u00eene la sant\u00e9 de l\u2019homme, dans le concept d\u2019actualit\u00e9 qu\u2019est la sant\u00e9 globale, la sant\u00e9 unique (Figures 3 et 4).<br>La mati\u00e8re organique du sol trouve son origine dans la biomasse au sens large, et la valorisation des r\u00e9sidus de l\u2019exploitation agricole de mani\u00e8re int\u00e9gr\u00e9e \u00e0 travers l\u2019alimentation animale et le compostage am\u00e9lior\u00e9 (co-compostage, vermi-compostage). Nous ne revenons pas sur son importance dans l\u2019am\u00e9lioration de la sant\u00e9 physique du sol (structure du sol, porosit\u00e9, perm\u00e9abilit\u00e9), la sant\u00e9 chimique du sol (capacit\u00e9 d\u2019\u00e9change cationique, d\u00e9toxification de l\u2019Al et du Fe) et la sant\u00e9 biologique du sol (activit\u00e9 microbienne et faunique). La photo 9 illustre l\u2019effet am\u00e9liorateur de l\u2019application de la dolomie sur la sant\u00e9 su sol, sur la fixation biologique de l\u2019azote atmosph\u00e9rique par le haricot, pour le cas sp\u00e9cifique.<\/p>\n\n\n\n<p>Photo 9. Effet de l\u2019application combin\u00e9e dolomie et mati\u00e8re organique sur la nodulation et le syst\u00e8me racinaire du haricot (FABI-IFDC\/PAGRIS).<br>Axe 4. Application des fertilisants (min\u00e9raux\/organo-min\u00e9raux)<br>L\u2019\u00e9tat chimique des sols des hautes collines et plateaux du Burundi est tel qu\u2019ils sont appauvris en \u00e9l\u00e9ments nutritifs (Ntawutanga ico adafise). Ceci a \u00e9t\u00e9 d\u00e9montr\u00e9 par les cartes de fertilit\u00e9 des sols du Burundi produites par l\u2019ISABU et IFDC. De ce fait, l\u2019optimisation des axes 1, 2 et 3 n\u2019est possible que par une application compensatoire raisonn\u00e9e des fertilisants min\u00e9raux et organo-min\u00e9raux.<br>L\u2019application de ces derniers se doit suivre la r\u00e8gle des 4 R: Right place (placement correct), Right time (bon timing), Right Source (Source s\u00fbre\/garantie) et Right quantity (dose optimale).<br>La figure 8 ci-apr\u00e8s met en avant la combinaison dolomie, mati\u00e8re organique et fertilisants min\u00e9raux ou organo-min\u00e9raux pour une meilleure productivit\u00e9 des sols acides des hautes et plateau du Burundi.<\/p>\n\n\n\n<p>Figure 8. La dolomie et la mati\u00e8re organique optimisent les engrais min\u00e9raux et organo-min\u00e9raux<br>Traditionnellement, au Burundi la fertilisation min\u00e9rale \u00e9tait limit\u00e9e aux trois macro\u00e9l\u00e9ments N, P et K fournis par le DAP (18-46-0), l\u2019Ur\u00e9e (46-0-0) et le KCl (0-0-60). Avec l\u2019av\u00e8nement de l\u2019usine FOMI, deux autres \u00e9l\u00e9ments s\u2019y sont ajout\u00e9s, \u00e0 savoir le Ca et le Mg, en conformit\u00e9 avec les cartographies de la fertilit\u00e9 des sols du Burundi (2013, 2021), qui a mis en \u00e9vidence des d\u00e9ficiences en Ca et en Mg dans les sols acides des hautes collines et plateaux du Burundi.<br>La m\u00eame cartographie de la fertilit\u00e9 des sols du Burundi confirme la forte d\u00e9ficience en P (Figure 9), et rel\u00e8ve pour la premi\u00e8re fois les d\u00e9ficiences en K (Figure 10), et en trois micro\u00e9l\u00e9ments: B, Zn et Cu.<br>La lecture logique de ces avanc\u00e9es diagnostiques de la fertilit\u00e9 des sols du Burundi est un appel urgent \u00e0 une adaptation des formules de fertilisation des sols. Ces formules devraient voir \u00e0 la hausse la fertilisation K, tout en consid\u00e9rant l\u2019inclusion des 3 micro\u00e9l\u00e9ments prouv\u00e9s d\u00e9ficients (B, Zn, Cu).<br>Ainsi, les formules adapt\u00e9es devraient contenir les 8 \u00e9l\u00e9ments suivants: N, P, K, Ca, Mg, B, Zn et Cu. C\u2019est un vaste chantier de recherche qui s\u2019ouvre pour les institutions de recherche agronomique au Burundi.<\/p>\n\n\n\n<p>Figure 9. Illustration des fortes d\u00e9ficiences en P dans les sols du Burundi.<\/p>\n\n\n\n<p>Figure 10. Illustration des d\u00e9fiences en K dans les sols du Burundi<\/p>\n\n\n\n<p>Axe 5. Utilisation des vari\u00e9t\u00e9s am\u00e9lior\u00e9es<br>A ce stade, si les conditions relatives aux axes 1, 2, 3 et 4 sont remplies, il est judicieux de choisir une vari\u00e9t\u00e9 am\u00e9lior\u00e9e et plus productive qui permet d\u2019optimiser les investissements pr\u00e9liminaires consentis (LAE, dolomie, mati\u00e8re organique, fertilisants).<\/p>\n\n\n\n<p>Axe 6. Application des techniques culturales de pointe<br>Dans la foul\u00e9e du respect des axes 1, 2, 3, 4 et 5, le suivi et l\u2019entretien des parcelles agricoles, en termes, de respects des densit\u00e9s de semis, des activit\u00e9s d\u2019entretiens phytotechniques (sarclage) et phytosanitaires (lutte contre les maladies et ravageurs) doivent \u00eatre de rigueur. Au risque d\u2019affecter la rentabilit\u00e9 de l\u2019entreprise agricole dans l\u2019ensemble.<br>Axe 7. Analyse \u00e9conomique du paquet technologique<br>Au bout du compte, le but vis\u00e9 par l\u2019adoption de l\u2019itin\u00e9raire technologique d\u00e9crit dans le pr\u00e9sent pamphlet scientifique est d\u2019accompagner la mutation de l\u2019agriculture de subsistance, telle qu\u2019elle est pratiqu\u00e9e aujourd\u2019hui, vers la professionnalisation du secteur agricole du Burundi. Car la rentabilit\u00e9 d\u2019une exploitation agricole ne peut devenir positive que si tous les axes, plus particuli\u00e8rement les axes 1, 2 et 3 sont pr\u00e9alablement remplis et respect\u00e9s. C\u2019est notre conviction.<\/p>\n\n\n\n<p>Figure 9. Paquet technologique optimal de valorisation des sols acides des hautes collines et plateaux du Burundi<\/p>\n\n\n\n<p>DOCUMENTS DE REFERENCE<\/p>\n\n\n\n<ol class=\"wp-block-list\">\n<li>Clodi, M., C. Hicintuka, S. Kaboneka et J. Le Turioner. 2022. Etude de faisabilit\u00e9 pour le renforcement de la fili\u00e8re \u00ab Amendements calcaires\/Dolomie \u00bb au Burundi. Rapport Final de Mission pour le compte d\u2019IFDC (Projet PAGRIS). RODEVA. 15 F\u00e9vrier 2022. 112 p. Financement de l\u2019Ambassade des Pays Bas au Burundi.<\/li>\n\n\n\n<li>IFDC\/CATALYST. 2008. Solving agricultural problems related to soil acidity in Central Africa\u2019s Great Lakes Region. Kigali, Rwanda. 138 p.<\/li>\n\n\n\n<li>IFDC\/CATALYST. 2010. Gestion int\u00e9gr\u00e9e de la fertilit\u00e9 des sols (GIFS). Fiche Technique sur l\u2019Acidit\u00e9 des sols. Kigali, Rwanda.<\/li>\n\n\n\n<li>IFDC\/ISABU\/ MINAGRIE. 2013. Cartographie de la fertilit\u00e9 des sols du Burundi et des besoins des principales cultures vivri\u00e8res en \u00e9l\u00e9ments nutritifs. 75 pages + Annexes.<\/li>\n\n\n\n<li>IFDC-PAGRIS &amp; FABI-CRAVE\/UB. Forum sur l\u2019Erosion Hydrique au Burundi. Bujumbura, La D\u00e9tente. 24-25. Janvier 2024. 192 p.<\/li>\n\n\n\n<li>IFDC-PAGRIS &amp; FABI-CRAVE\/UB. Forum sur la Dolomie et la Correction de l\u2019Acidit\u00e9 des sols au Burundi. Bujumbura, La D\u00e9tente. 12-13 Janvier 2025. 235 p.<\/li>\n\n\n\n<li>ISABU\/IFDC. 2021. Cartographie de la fertilit\u00e9 des sols au Burundi. 191 pages.<\/li>\n\n\n\n<li>Musonerimana, S., A. Niyonkuru, P. Ndayihanzamaso, E. Semenova, M.C. Niyuhire, M. Sendegeya, S. Kaboneka, S. Ndihokubwayo, O. Nduwimana, M. Beun &amp; A. Nibasumba. 2025. Maps of major soils parameters: A reference for monitoring soil fertility in Burundi. Sustainable Environment 11: 1. 2521932. Doi: 10.1080\/27658511.2025.251932.<\/li>\n<\/ol>\n\n\n\n<p><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Interconnexion et interd\u00e9pendance de la sant\u00e9 du sol, la sant\u00e9 des plantes, lasant\u00e9 des animaux, la sant\u00e9 de l\u2019environnement et la sant\u00e9 de l\u2019homme. PLAIDOYER POUR UNE GESTION INTEGREE, RESPONSABLE, RATIONNELLE ET DURABLE DES SOLS ACIDES DES HAUTES COLLINES ET PLATEAUX DU BURUNDI A. 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